Giedré : « Je fais les choses de façon spontanée et instinctive. »

Invitée du Festival Pink Paradise, Giédré a investi la scène du Bikini de Ramonville le vendredi 31 mars 2017. Aux alentours de 21 h, la chanteuse entre en scène par le vestibule, vêtue d’une robe blanche à fleurs assortie à ses boucles d’oreilles en forme de piments et arborant des couettes à la Sheila. Mais comme aime répéter le pilier de comptoir : «  La bite ne fait pas le moine ». Ici pas question de chansons mièvres à la Carla Bruni ou à la Vianney. L’énorme vulve en carton-pâte comme unique décor et qui sert de rideau donne un indice sur la vraie nature du spectacle. Les textes de Giedré parlent ouvertement de sexe, de viol, de mort, de handicap ou de la suprématie des êtres humains sur le monde vivant et de leur capacité à tout détruire. Malgré ces thèmes, ils provoquent de grand éclats de rire dans la salle, car ils ne tombent ni dans le sordide, ni dans le moralisme.

« Mieux vaut en rire que s’en foutre », dit justement son acolyte masculin Didier Super. Dès le premier morceau, le public en liesse chante à tue-tête « l’ode à la contraception » : des capotes gonflées comme des ballons de baudruche volent dans toute la salle. Giédré a un jeu de scène époustouflant digne d’un show à la Beyoncé : elle se téléporte à plus d’un mètre en moins de dix secondes, joue de plusieurs instruments et incarne plusieurs personnages en même temps. La blonde fluette a une telle présence qu’on oublie qu’elle fait tout toute seule. Soucieuse de l’égalité y compris entre les différents organes du corps humain, l’artiste a inventé un nouveau geste pour que le public lui montre tout son amour : au cœur, elle préfère l’anus formé par la jointure du pouce et de l’index. Et apparemment, ceux des Toulousains lui paraissent particulièrement accueillants. Valentin Chomienne, stagiaire pour le site culturel toulousain En Aparté, et moi avons pu le vérifier lors de notre entretien quelques heures avant son entrée en scène.

Un petit mot sur Gérard Baste qui joue avec toi ce soir ?

 

 

 

Tu viens souvent jouer à Toulouse. En quoi les anus toulousains sont-il particulièrement accueillants ?

 

 

 

Tu as sorti un album pour le marché japonais. Comment cela est-il arrivé ?

 

 

 

Le refrain de la chanson « On fait tous caca » a été pour l’occasion traduit en japonais et tu as fait un clip avec cette version. Qui en a eu l’idée ?

 

 

 

Nous sommes en période électorale. Je ne sais pas si tu votes en France, mais selon toi, qui chie les plus gros cacas par la bouche (allusion à la chanson « Tire la chasse (stp)« ) ?

 

 

 

Tu as réussi à convaincre Grégoire de chanter avec toi « On fait tous caca » sur la scène de l’Olympia. Comment l’as-tu soudoyé ?

 

 

 

Bientôt un album avec Oldelaf ?

 

 

 

Valentin : On parlait de ta tournée au Japon tout à l’heure. Est-ce que cela te tenterait un de ces jours d’aller voir les anus du public lituanien ?

 

 

 

Valentin : Ce regard te fait-il peur ?

 

 

 

Valentin : Est-ce que ça t’arrive de te sentir enfermée dans ce rôle satirique dont tu parles ?

 

 

 

Valentin : Souvent, on éloigne ton expression satirique de la musique engagée. D’ailleurs dans certains de tes textes, tu te payes la tête de ceux qui s’engagent explicitement. Qu’est-ce que tu as à dire à ce propos ?

 

 

 

Valentin : Oublions le mot « engagement ». Penses-tu porter des messages ou des idées à travers tes morceaux ?

 

 

 

Valentin : Tu auto-produis tes albums. Cette démarche rentre-t-elle en écho avec cette envie de rester naturelle ?

 

 

 

L’interview en textes et en images sur le site d’Aparté

L’esprit de Giédré en 6 min :

 


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