Gasandji : “L’Afrique est comme une cocotte-minute”.

Les traits fins, la voix suave et puissante, boule de tresses sur crâne rasé, Gasandji aime se démarquer des autres. Dès son premier album, la chanteuse congolaise (RDC) a été saluée par la critique : elle a même été récompensée par la célèbre Académie Charles Cros. Tout en douceur, son disque mêle des accords de guitare mélancolique et des textes intimes en lingala, en français ou en anglais. Sur scène, sa musique prend tout son sens. Gasandji se donne à fond et le partage avec son public. Elle était de passage à Toulouse le 6 février 2014 au centre Albin Minville.

 

Vous avez travaillé sur votre disque pendant quatre ans. Vous êtes perfectionniste ou vous aimez prendre votre temps ?

De quand datent les chansons de cet album ?

Entre temps, vous avez dû pas mal les roder sur scène ?

Je vous avais découverte à Cajarc cet été. J’avais été impressionné par l’énergie que vous dégagiez sur scène, mais je vous avais trouvée assez exigeante envers le public. Se donner à fond pour recevoir quelque chose de fort en retour, cela correspond-il à votre vision de l’amour ?

Votre disque a été le coup de coeur de l’Académie Charles Cros en 2013. Est-ce que cela a permis d’élargir votre public ?

Je trouve que votre musique se rapproche de celle de chanteuses comme Rokia Traoré pour le côté sensuel. Les guitares ont une sonorité “espagnole”. Est-ce recherché ou n’est-ce juste qu’une impression ?

Une des chansons les plus marquantes du disque est “maman ne m’a pas dit”. Elle a dû être écrite dans un contexte difficile. Pouvez-vous nous le raconter ?

Le chanteur belgo-rwandais Stromae a écrit “papaouté” ? qui évoque la disparition de son père, sur des rythmes dansants et joyeux. Comprenez-vous cette démarche ?

Vous êtes née en République Démocratique du Congo, mais vous vivez en France depuis longtemps. Quel regard portez-vous sur votre pays d’origine ?

J’avais déjà posé la question à Youssoupha. Je vous pose la même : avez-vous lu Tintin au Congo ? Qu’en pensez-vous ?

Vous connaissez la Centrafrique, puisque vous y avez séjourné avec votre père. Que pensez-vous de la situation actuelle ?

Vous pensez que le changement viendra du peuple, et non des politiques…

Pour finir, j’aimerais vous poser une question sur votre coiffure, car c’est la première fois que j’en vois une comme ça. Symbolise-t-elle quelque chose ?

Propos recueillis par Thomas Arlès

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