Le phénomène camping-car en Béarn

Ce sont plutôt des retraités amateurs de calme et de beaux paysages. Les camping-caristes de passage dans le Béarn, viennent de toutes les régions de France, été comme hiver. C’est surtout dans la vallée d’Ossau que ces nomades occasionnels viennent se détendre.

Un vrai phénomène social du côté de Laruns comme l’explique le maire, André Berdou. « Le taux de fréquentation augmente de deux chiffres par an. Nous sommes débordés », malgré les nombreuses aires de service mises à disposition. Gratuites ou presque (un jeton à prix modique doit être acheté) pour la plupart, elles permettent de vidanger les cuves et de jeter ses ordures. Le stationnement y est autorisé, mais limité à 24 heures. Face à ce succès, la mairie de Laruns, le Conseil Général et le SIVU (Syndicat de Développemnt Touristique de la Vallée d’Ossau) se sont réunis en juillet pour réfléchir au problème. D’autres aires devraient voir le jour, notamment à Béost. Si les aires de service sont saturées par leur fréquentation, pour le moment, les comportements anarchiques des camping-caristes restent rares. Ceci, en temps normal, mais le mois dernier, le Tour de France est passé par là. Les supporters de la course cycliste en camping-car sont apparemment moins respectueux des lieux. Il faut dire qu’ils étaient près d’un millier. Mais le Sivom de la vallée d’Ossau avait mis en place un système de récupération des déchets et même des points d’eau. « Il faut s’adapter au phénomène, plutôt que l’interdire », pense André Berdou. Ce qui pose problème, ce n’est donc pas la pollution, négligeable, mais le fait que les camping-caristes utilisent un bout de territoire, sans payer de taxe de séjour. Le directeur de l’office de tourisme de Laruns, Bruno Allein, appelle ça le « picorage territorial ». Lorsque les campings-cars stationnent en file indienne au bord des routes, leur présence gène. Encore une fois, il s’agît de développer les aires de service pour pallier la demande croissante.

Un usage réglementé Naïf est celui qui croit qu’il pourra voyager autour du monde avec son camping-car et s’arrêter où bon lui semble, tel un vieux beatnik dans son van orange. La loi réglemente l’usage du camping-car, en particulier le stationnement, par le biais de la circulaire Crépeau, un texte adopté en 1985. Sur le littoral, à proximité immédiate des sites classés ou inscrits, dans un rayon de 200m de points d’eau captés par la consommation, dans les bois et parcs classés par le plan d’occupation des sols comme espaces boisés à préserver, il est interdit de stationner. Dans les autres cas, il faut se renseigner auprès des communes. Les interdictions peuvent être liées à des jours de marché ou à des manifestations ponctuelles. Toutefois, si l’activité du camping-car engendre des troubles au bien de l’ordre et à la salubrité publique (tapage nocturne, écoulement d’eaux usées, dépôt d’ordures, étalement d’objets), la municipalité peut poursuivre l’usager en justice. Sauf circonstances locales exceptionnelles, la loi ne permet pas aux maires d’établir une interdiction générale dans leur commune. Les associations amies des camping-cars ont également écrit une charte du bon comportement du camping-cariste. Les usagers, même occasionnels, sont invités à la lire.

Cette année, le marché de l’occasion du camping-car a explosé : il est en augmentation de 15 % par rapport à 2006. En revanche, le neuf est en légère baisse (- 2 %).

Paru dans SUD OUEST


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